Le juste équilibre !
« Les abus de la liberté tueront toujours la liberté » disait André Maurois.
C’est ce que nous vivons depuis quelques mois avec la récente circulaire sur le brûlage des déchets végétaux. Circulaire qui provoque bien des réactions !
Il est en effet anormal de laisser « mouronner » un feu dans lequel il y a de l’herbe ou des broussailles non desséchées, car il va dégager une fumée désagréable et gêner le voisinage. Personne n’est libre d’enfumer ses voisins ! Pas plus avec un feu de broussailles qu’avec son barbecue !
Mais si un particulier brûle des végétaux bien desséchés, s’il le fait le soir dans un dispositif approprié, la gêne devient supportable, voire négligeable pour le voisinage. La liberté de brûler des déchets deviendra compatible avec le besoin de quiétude du voisinage. Tout est question de civisme et de sens du juste équilibre entre les attentes des uns et des autres. Pour les végétaux verts, il faut bien sûr privilégier le compostage. A défaut, il faut les emmener à la déchetterie ou les mettre dans des sacs appropriés pour les zones urbaines collectées en porte à porte.
De plus cette circulaire ne s’applique pas en zone naturelle ou agricole, ce qui est le cas d’une partie de Margon. Si notre PLU (Plan Local d’Urbanisme) indique clairement qu’une partie de la commune est en zone urbaine ou péri urbaine, il montre de la même façon que les zones naturelles ou agricoles sont souvent proches des lotissements !
Dans le domaine du ramassage scolaire en primaire, compétence aujourd’hui dévolue à la CdC (Communauté de Communes), les gens sont libres de demander une prise en charge de leurs enfants très près de chez eux, mais les élus ont le devoir de diminuer les temps de transport et surtout contenir les coûts en limitant le nombre d’arrêts. C’est cette réflexion qui a conduit la CdC à la prise de décision suivante : à partir de la prochaine rentrée scolaire, il n’y aura plus d’arrêts distants de moins de cinq cents mètres. Il a été estimé que faire trois cents mètres pour aller jusqu’à un point de ramassage était un effort qui pouvait être demandé aux usagers. C’est l’estimation du juste équilibre entre les attentes des parents d’élèves et la réponse des collectivités.
La conséquence pour Margon est qu’il n’y aura plus, dès la rentrée prochaine, qu’un lieu de ramassage par lotissement, là où aujourd’hui il peut en exister deux ! Mais pour conserver la maîtrise de la fiscalité locale et assurer la pérennité des services, chacun doit faire un effort.